« Il y a vraiment une âme dans le 800m »

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Pierre-Ambroise Bosse fera sa rentrée sur 800m à Nancy ce mercredi. Top départ : 20h45.

Pour son retour à la compétition, Pierre-Ambroise Bosse a choisi Nancy et une piste qui avait plutôt réussi en 2011 à un certain David Rudisha (1’43’’46). Même si ses ambitions sont plus modestes.

Il est arrivé en gare de Nancy en sifflotant un air de Brassens, un peu fourbu par son retour mouvementé d’Agadir, et un stage de huit jours collé au ‘‘cul’’ d’une préparation  retardée (en raison d’une blessure au grand fessier, contractée au mois de mai). Une ‘‘prépa’’ qui débouchera ce mercredi sur son grand retour à la compétition, sur une piste qu’il n’a jamais foulée, mais sur laquelle il a retenu que le Kényan « David Rudisha avait déjà tourné en 1’43 (1’43’’46 précisé- ment, en 2011) ». Pas si mal, com- me référence… Même si,  à trois jours du Meeting Diamond League de Paris, le recordman de France (1’42’’53) a avant tout besoin de retrouver des sensations…

Pierre-Ambroise,  pourquoi avoir choisi de rentrer  à Nancy plutôt qu’à Villeneuve-d’Ascq (où se tenaient le week-end dernier les Championnats d’Europe par équipes) ?

Parce que je n’étais pas prêt, tout simplement. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement  prévu de faire Nancy. Mais comme je voulais une course avant Paris, c’est bien tombé dans le calendrier. Je connaissais le meeting de renommée. Je savais que David Rudisha avait couru là- bas, que mon agent (Kévin Hautcoeur) y avait battu son record ; ça me semblait parfait !

« Je ne suis pas à 100 % de ma forme en ce moment »

Ce mercredi, les minima pour les Mondiaux  de Londres (1’45’’60) seront-ils une affaire réglée ?

Demain (mercredi), Thomas Larchaud (Ndlr : son lièvre) sera là. Et s’il n’y a pas trop de gêne dans la course, ces minima, je peux les faire grâce à mon expérience. Même si je ne vous cache pas que je suis un peu dans le flou et que je ne suis pas à 100 % de ma forme en ce moment.

Cela  vous inquiète de rentrer pour la première fois aussi tard ?

Les dates ne me font absolument pas peur. Ce qui m’agace, c’est de m’être blessé. D’avoir au quotidien une petite douleur. D’être obligé de m’échauffer vingt minutes de plus tous les jours. Mais pour le reste, il n’y a qu’un pic de forme valable : celui des championnats du monde !

Comment se passe votre collaboration  avec votre  nouveau coach Alain Lignier ?

Beaucoup mieux.  Avec Bruno (Gajer), ce n’était pas une question de personne mais d’organisation. À l’INSEP, son cadre m’était imposé. On avait un groupe d’entraînement avec des gens qui faisaient des étu- des, d’autres qui travaillaient. Pour des questions  de budget ou de temps, je ne pouvais jamais vrai- ment décider où on allait en stage. J’étais beaucoup moins libre au ni- veau des horaires.  Sur ce point, Alain m’a bien cerné.

Au niveau  international,  pensez-vous qu’on assiste à un renouvellement général du paysage sur 800m, avec l’arrivée  de garçons comme Américain Murphy ou des Kényans Bett et Korir) ?

Qui sait ? Aujourd’hui, (Clayton) Murphy (1’43’’60 en Californie le 15 avril), je ne sais pas où il en est ! En fait, il y a plusieurs types d’athlètes : des coureurs  d’expérience, comme Adam Kszczot, des étoiles filantes,  qui restent un an ou deux…

Comme votre ami Amel Tuka (le Bosnien, médaillé de bronze à Pékin, au sujet duquel il avait ouvertement émis des soupçons) ?

Oui, c’est une étoile filante. Il fait partie de ces gens à qui on a demandé de se calmer. Je pense qu’on peut aussi tirer un trait sur Nijel Amos ou Mohammed Aman qui, pour moi, n’ont pas l’âge qu’ils prétendent avoir (23 ans) et sûrement plus la même motivation. Alors, est-ce qu’une page va se tourner ? Très certainement. J’espère simplement qu’à 25 ans, je ne vais pas tourner avec ! (rires). A côté de ça, je ne pense pas que les choses vont foncièrement changer. Il y a vraiment une âme dans le 800m, et c’est tou- jours la même. Le 800m, c’est la roulette ! Il n’y a qu’un gars comme David Rudisha qui peut mener une course de bout en bout en 1’40 !

Peut-il revenir à son meilleur niveau ?

Il est capable de tout, il est tellement fort. Je ne vois pas pourquoi il ne referait pas 1’40 (1’40’’91 ; son record du monde de Londres) même si tout le monde en doute. Moi, j’ai été dans sa foulée, j’ai compris ce qui se passait l’an dernière (à Rio).

Pour finir, quelques nouvelles de « Rab’s » (son chat) ?

(Il souffle). Je n’ai plus trop de chat. Avec son autre propriétaire (le miler lyonnais Bryan Cantero), on était parti sur le principe de la garde alternée. Mais il ne veut plus me le redonner. Il pense qu’il est mieux dans son jardin de la Croix-Rousse que sur ma terrasse à Vincennes (rires).

Recueilli par François VADOT

 

Article de l’Est Républicain

 

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